P1863-04

Une Faneuse

1863

Huile sur toile

Dimensions inconnues

Localisation actuelle inconnue

 

Sujet

Une gravure du tableau, en tête de l’article de Paul Mantz sur le Salon, dans la Gazette des Beaux-Arts (juin 1864, p. 500), indique que Breton reprendra celle-ci pour une des figures centrales – celle de droite – de La Fin de la journée (1865) 

Une lettre reconnaissante de Paul de Saint-Victor, datée du 7 avril 1863, laisse penser qu’Une Faneuse lui est destinée en cadeau. Toutefois, un mot de Jules Breton à sa femme (13 juin 1863) indique, à propos de la première commande de Lucas : « … je maintiens le prix de 1.500 francs pour une toile comme ma Faneuse… ».

D’autre part, l’impatience que montre le critique, au cours d’une lettre du 1er juillet à Breton, dans son désir de ne pas attendre une seconde exposition – « … je vous avouerai que je suis naturellement devenu amoureux de votre Faneuse et vous savez que l’impatience est le péché mignon de l’amour… », « Je vous remercie encore et d’avance de la Faneuseque vous me destinez. C’est lui donner un nouveau prix que de la faire passer par le Salon… » – peut paraître un peu insistante s’il s’agit d’un don.

Demeurons-en toutefois à cette hypothèse, la plus probable, le critique ayant, par son estime et son admiration, dès le début de la production de Jules Breton, suscité la reconnaissance du peintre après l’avoir encouragé « dans la voie que vous avez, depuis, si brillamment parcourue… » (Paul de Saint-Victor à Jules Breton, 7 avril 1863).

Certains critiques, comme Mantz ou Charles de Sault, se montrent sensibles à la classicisation de cette paysanne, lui accordant une certaine grandeur antique, tandis que d’autres, Arthur Stevens, par exemple, jugent que cette recherche n’atteint pas « l’allure biblique de la grandeur primitive et la vérité champêtre d’une figure de Millet… » ou n’y voient qu’une simple « étude ».

 

Source

Lettres de Jules Breton à sa femme, Élodie, 4 avril et 3 juillet 1863 ; lettres de Paul de Saint-Victor à Jules Breton, 7 avril et 1er juillet 1863.

Provenance

Atelier de l’artiste ; Paul de Saint-Victor (don ou achat).

Exhibitions

1863, Paris n° 275.

Critiques du Salon de 1863

Esnault, p. 305-306; Mantz, p. 500, engraving p. 481; Sault, p. 102; Stevens, p. 212.

Bibliographie

Monographies et ouvrages collectifs

Bürger, 1870, t. I, p. 387 ; Montrosier, 1881-1884, p. 54 ; Montrosier, 1884, p. 43.

Périodiques

Burty, 1870, p. 552, ill. (gravure inversée).