© ARCHIVES DE LA FAMILLE JULES BRETON
La Saint-Jean
Huile sur toile
118 × 195 cm (46½ × 76¾ in.)
États-Unis, collection particulière
Sujet
Depuis sa plus tendre enfance, Jules Breton a été bercé par les chants et les danses de la Saint-Jean dans son village natal. Il situe la scène hors les murs, le clocher apparaissant à droite. Les critiques du Salon y voient dans l’ensemble une des meilleures toiles de Jules Breton. La parution de son volume de vers Les Champs et la Mer (1875) élargit aussi les commentaires aux écrivains et aux poètes. Castagnary y voit même une certaine conception du terroir qui est aussi la sienne et note que le peintre est officiellement poète !
Si l’influence du Nouveau Naturalisme se fait sentir dans cette peinture de grand format, aux figures plus individualisées et éclairées de façons très diverses par le feu, le rythme de la composition ne semble pas tout à fait étranger à la réminiscence de la fresque La Danse d’Apollon et les Muses de Jules Romain, au Palais Pitti, que Jules Breton avait pu voir lors de son voyage en Italie.
Cette œuvre est donc très importante dans la carrière de Jules Breton, car elle apparaît à ses contemporains, à la suite de La Falaise, comme un renouvellement de son talent vers un plus grand naturalisme, sans toutefois abandonner tout à fait la recherche de style.
Source
Lettre d’Aphonse de Neuville à Jules Breton, 17 mars 1875 (archives des descendants du peintre)
Provenance
Atelier de l’artiste ; [Paris, Goupil & Cie, 27 mars 1875 (n° 9969)] ; Liverpool (Royaume-Uni)(Ro, J. Grant Morris, juin 1875, 45 000 francs ; Liverpool, Holbrook Gaskell, 1884 ; Allerton Priory (Liverpool), J. Grant Morris ; [Paris, Boussod, Valadon & Cie (Goupil & Cie), 9 février 1889 (n° 19676, 65 000 francs)] ; Reims (France), Auban-Moët, 120 000 francs. Comte de Vogüé. [Paris, Tedesco frères, 1954]. Walter P. Chrysler (en prêt au Chrysler Museum of Art de Norfolk) jusqu’en 1989 ; [sa vente, New York, Sotheby’s, 1er juin 1989, lot 126 (480 000 $)] ; États-Unis, collection particulière.
1875, Paris, n° 297 ; 1960, Dayton, n° 45, p. 53 ; 1983, Atlanta, Norfolk, Raleigh, Sarasota, n° 13, p. 66-67, ill. ; 2002, Arras, Quimper, Dublin, ill. p. 192, n° 78, p. 245 ; 2003, Amsterdam, n° 39, p. 181.
Critiques du Salon de 1875
About, n. p. ; Bergerat, p. 4342 ; Besnus, p. 13-14 ; Castagnary, n. p. ; Chaumelin, n. p. ; Coppée, p. 577 ; Dézamy, p. 406, ill. p. 405 ; Dubois, n. p. ; Hooper, p. 190 ; La Fizelière, p. 18 ; La Flécherye, p. 9-10 et 131 ; Lafenestre, p. 521-522 ; Mantz, n. p. ; Marthold, p. 3 ; Montaiglon, p. 16 ; Renal, p. 45-47 ; Véron, p. 71-72.
Bibliographie
Monographies et ouvrages collectifs
Breton, 1875, p. 55-57 ; France, 1875, p. 398-401 ; Claretie, 1876, p. 309-310 ; Dézamy, 1876, p. XII ; Proth, 1876, p. 16 ; Montrosier, 1881-1884, p. 55 ; Bélina, 1883, p. 406 ; Montrosier, 1884, p. 33-48 ; Chaumelin, 1887, n° 42, p. 94 ; Castagnary, 1892, t. II, p. 162-163 ; Breton, 1898, p. 15 ; Breton, 1899, p. 210 ; Vachon, 1899, pl. face p. 92 , p. 94-95, 138 et 144 ; Doucet, 1906, p. 195 ; Bates and Guild Co., 1907, p. 28 ; Peyre, 1921, p. 183 ; Bourrut Lacouture, 2002 (1), ill. p. 192, n° 78, p. 245.
Catalogues d’exposition
1982-1983, Omaha, Memphis, Williamstown : Sturges (dir.), Sturges, « Jules Breton and the French Rural Tradition », p. 19 et fig. 8, p. 30, Bourrut Lacouture, « The Origins and Youth of Jules Breton », p. 30.
Périodiques
Hustin, 1880, n. p. ; non signé, 1884, The Athenæum, p. 738 ; Monnecove, 1895, p. 35 ; Marguillier, 1899, p. 86 ; Mourey, 1906, p. 31, ill. ; Pradels, 1914, p. 1, ill. ; Bourrut Lacouture, 1984, p. 215-222.