© ARCHIVES DE LA FAMILLE JULES BRETON
Fillette assise, Jeanne
Huile sur toile
44,5 × 52,5 cm (17½ × 20½ in.)
France, collection particulière
Sujet
Le rapprochement entre cette étude et celle de Bastien-Lepage conservée au musée Mesdag nous avait semblé évident et digne d’être signalé à M. M. Aubrun. D’autant plus que, sans disposer de dates précises, nous savons par Virginie Demont-Breton que Jules Breton et Bastien-Lepage se connaissaient à cette époque, et que ce dernier n’hésitait pas à solliciter les conseils du peintre artésien. La référence au modèle inspiré de Jeanne — poème de 1880 — confère à cette étude une importance suffisante, aux yeux de Jules Breton, pour qu’elle ait été remarquée dans son atelier par Bastien-Lepage. Toutefois, comme le souligne M. M. Aubrun (p. 132 du Cat.), il est difficile de déterminer lequel des deux peintres en eut l’antériorité. Jules Breton considérait, en 1890, que Les Foins devraient figurer au Louvre : « Le tableau y a pris place depuis… » (La Vie d’un artiste).
Malgré une touche très libre et vive, cette étude accentue l’expression grave et rêveuse de la physionomie. La palette, discrète, s’organise autour d’harmonies de vert.
Provenance
Atelier de l’artiste ; [sa vente, Paris, galerie Georges Petit, 2-3 juin 1911, lot 75 (non vendu)]. France, collection particulière.
Bibliographie
Monographies et ouvrages collectifs
Vente de l’atelier, 1911, p. 37.
Périodiques
Weisberg, 1982, fig. 1, p. 115-116.