P1854-02

Petites paysannes consultant des épis

1854

Huile sur toile

Dimensions inconnues

Détruit

Source

Lettre de Jules Breton à sa femme, Élodie, 22 décembre 1854, faisant allusion au graveur Leroy; lettres de Jules Breton à son oncle, Boniface, 22 octobre, 29 octobre : « Je sors de chez M Le comte de Nieuwerkerke, mon tableau des petites filles consultant des épis est acheté par  l’empereur au prix de 1000frs. » et 3 novembre 1855 « Petites paysannes parties pour Saint-Cloud» .

Sujet

« Les petites paysannes consultant des épis dans un champ de blé qu’étoilent quelques bleuets et coquelicots de leurs étincelles d’azur et de flamme ont des têtes pleines de grâce et de malice naïve ». Ce commentaire de Théophile Gautier dans Le Moniteur Universel du 18 octobre 1855, offre une description assez évocatrice de la peinture dont nous n’avons aucun document photographique ou gravé. Cette toile a certainement contribué aux jugements des critiques insistant sur le charme et la simplicité des premiers essais rustiques de J. Breton. Ainsi Théophile Gautier et Delécluze voient de la grâce et de la naïveté à ces petites scènes de mœurs champêtres. La Rochenoire rapproche l’inspiration du peintre à celle des Leleux et trouve qu’il « y réussit parfaitement ». Jules Breton ne semble pas avoir accordé une importance considérable aux Petites paysannes consultant des épis qui, pourtant justifient, comme Les Glaneuses, les propos tenus par Vignon sur les difficultés de classer ce type d’œuvres dans la peinture de genre ou de paysage. Celui-ci est en effet très présent et peint dans toute la luminosité d’une lumière d’été.

Source

Lettres de Jules Breton à Elodie, 22 décembre 1854, allusion au graveur Leroy.
Lettre de Jules Breton à Boniface Breton, 22 , 29 octobre (achat de l’Empereur, 1.000 frs) et 3 novembre 1855 (“Petites paysannes parties pour St Cloud”)

Provenance

Artiste à l’empereur Napoléon III pour l’impératrice Eugénie, 22 novembre 1855 (1 000 francs) ; le tableau aurait brûlé en novembre 1870, lors de l’incendie du château de Saint-Cloud.

Expositions

1855, Paris, no 2630.

Critiques de l’Exposition universelle de 1855

Delécluze, Les Beaux-Arts dans les deux mondes en 1855, p. 271 ; Delécluze, Journal des débats politiques et littéraires, n. p. ; Du Pays, p. 270 ; Gautier, p. 1 ; La Rochenoire, p. 71.

Bibliographie

Monographies et ouvrages collectifs

Bélina, 1883, p. 405 ; Chaumelin, 1887, p. 73 et cat. p. 91, no 6 ; Bates and Guild Co., 1907, p. 27, sous le titre Little Peasant Girls Telling Their Fortunes ; Ferrier, 1910, p. 7 ; Saunier, 1911, p. 151 ; Bourrut Lacouture, 2002/1, p. 82 ; Granger, 2005, p. 484-485.

Catalogues d’exposition

1982-1983, Omaha, Memphis, Williamstownn° 1 p. 65.

Périodiques

Clarens, 1888, p. 14 ; Monnecove, 1895, p. 34.