© JULES BRETON FAMILY ARCHIVES
Paysans courant vers un incendie
1850-1855
[Signé en bas à droite : J. Breton]
Huile sur toile
29,3 × 42,7 cm (11½ × 17 in.)
France, collection particulière
Provenance
Atelier de l’artiste ; [sa vente, Paris, galerie Georges Petit, 2-3 juin 1911, lot 24, sous le titre « Étude pour Le Cri d’alarme » et avec les dimensions 30 × 43 cm (non
vendu)]. France, collection particulière.
Sujet
Un croquis du motif central, figurant dans le carnet de croquis n° 16 (années 1850-1859), est très proche de celui de cette esquisse.
Il s’agit vraisemblablement d’une esquisse réalisée dans les années 1850-1855. La pâte épaisse, brossée en touches très vigoureuses, la palette relativement sombre, ponctuée de riches accents blancs, rouges et bleus, laissent percevoir une influence — ou du moins des affinités — avec Daumier, dont il est possible que Jules Breton ait connu l’atelier. Ce peintre semble avoir été impressionné par Misère et Désespoir en 1849 (lettre de Delalleau à Boniface Breton, 21 juin 1849). Pensons à l’élan qui emporte les fugitifs, tant ceux de Montréal (1848-1850) que ceux du panneau de la collection Reinhart à Winterthur (1852-1855), ainsi qu’au motif de La femme traînant son enfant, que l’on peut rapprocher de celui du Fardeau (également à Winterthur). La palette dynamique rapproche aussi cette esquisse de certains travaux préparatoires de Delacroix.
Provenance
Atelier de l’artiste ; [sa vente, Paris, galerie Georges Petit, 2-3 juin 1911, lot 24, sous le titre « Étude pour Le Cri d’alarme » et avec les dimensions 30 × 43 cm (non vendu)]. France, collection particulière.
Expositions
Peut-être 1889, Paris (b), no 199, p. 9 ; 2002, Arras, Quimper, Dublin, ill. p. 91, n° 5, p. 237.
Bibliographie
Monographies et ouvrages collectifs
Vente de l’atelier, 1911, p. 23 ; Bourrut Lacouture, 2002, ill. p. 91, n° 5, p. 237.