P1865-20

La Moisson, étude de faucheurs et de moissonneuses

1865


[Signé en bas à gauche : J. Breton]


Huile sur toile


23,8 × 37,8 cm (9⅜ × 15 in.)


France, collection particulière

 

Sujet

 

Cette étude, l’une des plus remarquables de Jules Breton, se distingue par la manière dont l’espace est structuré en lignes parallèles, et par la vigueur ainsi que la luminosité exceptionnelles de sa touche. Une description figurant dans une lettre adressée à Élodie, datée du 28 juillet 1865 (archives des descendants du peintre), semble correspondre à cette vision :

« … Enfin, nous avons une après-midi splendide. J’ai vu moissonner, et c’était superbe. Des paysans robustes, énergiques, bronzés par le soleil comme des Arabes, et dans des attitudes du plus grand caractère. Je pense à l’un d’eux surtout, qui m’a beaucoup frappé, et que je tâche de faire poser. Les femmes ont aussi une grande tournure — quelques-unes du moins — lorsqu’au moyen d’une grande faucille, elles ramassent le blé tombé sous la faux des moissonneurs. Elles allongent alors le bras droit et la jambe droite, le dos courbé, la tête légèrement redressée, tandis que le coude gauche serre la gerbe sur le genou gauche, qui avance. Le mouvement qui précède celui où elles se retournent et déposent la gerbe à terre est aussi fort beau. J’ai enfin devant les yeux de vrais paysans, et j’espère en tirer un bon projet. J’ai fait hier, de ce que je viens de te décrire, une pochade très rapidement préparée, les saisissant au vol, et qu’on trouve très belle. Héreau en a paru impressionné. »

Une réplique de cette étude appartient au Musée Mesdag, à La Haye. Elle a été donnée en 1883 par l’artiste à la Collection Mesdag.

 

Expositions

1976-1977, Arras ; 1982-1983, Omaha, Memphis, Williamstown, n° 63, p. 109, ill. p. 58 et 108 ; 2002, Arras, Quimper, Dublin, ill. p. 127, n° 45, p. 242.

Bibliographie 

Monographies et ouvrages collectifs


Bourrut Lacouture, 2002 (1), ill. p. 127, n° 45, p. 242.