© ARCHIVES DE LA FAMILLE JULES BRETON
Le Soir
Huile sur toile
89 × 117 cm (35 × 46 in.)
Paris, musée d’Orsay (RF547)
Source
Lettres de Jules Breton à sa femme, Élodie, 17 septembre 1860, 23 mai et 4 juin 1861 ; lettres de Jules Breton à son oncle, Boniface, 20 mars 1861 et 21 septembre 1863: « Ma Seule est de l’autre coté où étaient
autrefois les cartons d’Ingres. Je l’ai revu avec plaisir. Sans avoir l’effet des Sarcleuses, elle a quelque chose de plus pénétrant comme émotion. En la regardant, elle me disait des tas de choses qui me donnaient envie de pleurer et c’est le seul de mes tableaux qui me fassent cet effet. Elle sera un jour plus appréciée que plusieurs de mes toiles qui ont eu plus de succès. Le côté droit du paysage où se trouvent des chaumières et l’étoile du berger est certainement ce que j’ai fait de plus délicat et rien dans mes Sarcleuses n’a ce parfum agreste. »
Provenance
Acquis par l’État auprès de l’artiste, 8 juillet 1861 ; entré au musée du Luxembourg avant 1863 ; exposé dans la galerie du Corps législatif de décembre 1865 à avril 1867, puis renvoyé au musée du Luxembourg ; transféré au musée du Louvre en 1885 ; déposé au château de Fontainebleau le 5 août 1889 ; renvoyé au musée du Luxembourg le 21 décembre 1914 ; transféré au Dépôt de l’État le 26 mars 1920 ; déposé au Comptoir des entrepreneurs, dans le bureau du directeur, le 26 février 1922 ; réintégré au Dépôt de l’État le 9 mai 1936, puis mis en dépôt le 3 décembre de la même année l’hôtel de ville de Cuisery (Saône-et-Loire), où il décore la salle d’honneur ; affecté au musée d’Orsay à Paris en 2012..
Probablement 1860, Lyon, n° 106, sous le titre La Faneuse ; 1860, Bruxelles, n° 89, sous le titre Seule ! ; 1861, Paris, n° 425 ; 1900, Paris (3), n° 62, p. 196 ; 1908, Londres, n° 72, ill. p. 293 ; 1915, San Francisco, n° 15 ; 1921, Strasbourg ; 1974, Paris, n° 35, p. 40-42, ill. p. 41 ; 1975, Barbizon, n° 94, ill. p. 133 ; 1976, Chartres ; 1976-1977, Arras ; 1982-1983, Prague, Berlin, n° 11, p. 60, ill. ; 1983-1984, Chartres, n° 146, p. 162 ; 2002, Arras, Quimper, Dublin, ill. p. 89, n° 32, p. 240 ; 2003, Amsterdam, n° 38, p. 180 ; 2008, Taipei ; 2012-2013, Shanghai, p. 107 et 117-118.
Critiques, 1860
Bürger, p. 96 ; Dax, p. 238-239 ; Journal des beaux-arts et de la littérature, p. 166-167.
Critiques du Salon de 1861
Banville, p. 230 ; Brès, p. 2 ; Calonne, p. 341-342 ; Castagnary, p. 59 ; Du Camp, p. 115-116 ; Gautier, Abécédaire du Salon de 1861, p. 11 et 86 ; Gautier, Le Moniteur universel, 23 mai 1861, p. 718-719 ; La Fizelière, p. 15 ; Lagrange, p. 64 ; Merson, p. 294 ; Perrin, p. 373 ; Rousseau, p. 3-4 ; Vignon, p. 151.
Bibliographie
Monographies et ouvrages collectifs
Luxembourg (musée du), 1865, n° 28, p. 7 ; Bürger, 1870, p. 37 et 113 ; Luxembourg (musée du), 1882, n° 30, p. 7 ; Bélina, 1883, p. 406 ; Chaumelin, 1887, n° 14, p. 92 ; Stranahan, 1888, p. 384 ; Breton, 1890 (1), p. 233 ; Vachon, 1899, p. 30 et 142, ill., p. 44, sous le titre Le Repos ; Bates and Guild Co., sous le titre Evening ; Fermigier, 1977, p. 74, ill. ; Compin et Roquebert, 1986, p. 216 ; Ritzenthaler, 1987, p. 71, ill. ; Sturges, 1987, fig. 34, p. 50 ; Bourrut Lacouture, 2002 (1), ill. p. 89, n° 32, p. 240.
1987, Paris : Burrollet et al. (dir.), fig. 2.
Monnecove, 1895, p. 34 ; Marguillier, 1899, p. 86 ; Dorra, 1976, p. 175, fig. 2, p. 177 ; Quick, 1978, fig. 20.