© ARCHIVES DE LA FAMILLE JULES BRETON
La fin du travail
Huile sur toile
77 × 121 cm (30¼ × 47⅝ in.)
États-Unis, collection particulière
Sujet
Comme Catherine Bibi, Augustine Cocquebelle semble être une superbe Courriéroise que Breton utilise comme modèle dans les années 1880-1890. La jeune Laure Taillez, qui avait posé pour Les Communiantes, figure aussi dans ce tableau, appelant ses compagnes.
On retrouve dans La Fin du travail les gestes de Femme récoltant des pommes de terre de 1868. La perspective en est toutefois très différente : au lieu de mettre en exergue deux figures dont l’une présente surtout un aspect classicisé, hiératique, tendant à la généralisation, il s’agit ici pour le peintre de saisir ce moment précis où le soleil s’enfonce lentement à l’horizon, signal attendu par les ramasseuses pour abandonner le travail. Cette démarche d’esprit naturaliste n’exclut pas une composition plus classique que À travers champs. Une pyramide assez stricte, centrée légèrement vers la gauche, enferme les figures du premier plan et se prolonge par l’un des sillons du champ, à droite en diagonale. La composition est contenue tout entière dans un losange presque régulier dont les angles vont des pieds de la femme de gauche au sommet de la tête de la jeune fille qui appelle, du bonnet de la paysanne tenant le sac, et au sabot de celle qui tend le bras. Académisme présent, donc, dans cette structure qui, par ailleurs, crée un rythme et contribue à l’atmosphère de paix de cette heure vespérale, soulignée par la critique.
Source
Agenda d’Élodie, 1886 et 1887 ; lettres de S.A. Coale à Jules Breton, 22 et 24 avril 1886, 28 avril 1887, 30 novembre 1888 ; lettres de Jules Breton à S.A. Coale, 9 février et 27 juin 1887.
Provenance
Atelier de l’artiste ; Saint-Louis (Missouri, États-Unis), Samuel A. Coale, 1887 (commandé en 1886 pour 60 000 francs). David C. Lyall, 25 novembre 1888, sous le titre La Fin du travail ; [sa vente, American Art Association, New York, 10 février 1903, lot 95, sous le titre La Fin du travail (25 500 $)]. New York, sénateur William Andrews Clark ; [sa vente, American Art Association, New York, 11-13 janvier 1926, lot 92 (12 500 $)] ; légué à Mrs. Georgina MacDonald [Vente, New York, Sotheby’s, 22 février 1989, lot 42, sous le titre À travers champs] ; [Beverly Hills (Californie, États-Unis), Galerie Michael] ; Los Angeles, Dr. & Mrs. Steven G. Cooperman, vers 1991 ; [Vente, New York, Sotheby’s, 7 mai 1998, lot 132]. Los Angeles, collection particulière.
Expositions
1887, Paris, n° 348 ; 1989, Beverly Hills ; 1991, Los Angeles, sous le titre Across the Field.
Critiques du Salon de 1887
Javel, n. p. ; Lafenestre, p. 636 ; Lambert, p. 55 ; Leroi, p. 17 ; Mantz, n. p. ; Maubry, n. p. ; Stephens, p. 254 ; The Magazine of Art, p. 355, sous le titre À travers champs ; Le Monde illustré, p. 171 et ill.
Bibliographie
Monographies et ouvrages collectifs
Cook, 1888, vol. 1, p. 237-238, ill. ; Cook, 1889, ill. face p. 11 (gravure de Gustave Mercier) ; Vachon, 1899, p. 91-92, ill. face p. 36 ; Frantz, 1900, p. 16 ; Doucet, 1906, p. 201, ill. ; Bates and Guild Co., 1907, p. 28, sous le titre End of the Work.
Périodiques
Smith, G., 1893, p. 409 et 412, pl. gravée par C. Maynard, sous le titre Across the Fields ; Monnecove, 1895, p. 35 ; Marguillier, 1899, p. 86, ill., sous le titre La Fin du travail ; Cluit, 1906, p. 110.