Critiques des salons

Petites paysannes consultant des épis

Visuel non dispo 2

Identifiant
P1854-6

Titre
Petites paysannes consultant des épis

Technique
Huile sur toile

Dimensions
Dimensions inconnues

Localisation
Détruit dans l’incendie du château de St Cloud en novembre 1870

Sujet

Œuvre en rapport (voir P1854-7)

« Les petites paysannes consultant des épis dans un champ de blé qu’étoilent quelques bleuets et coquelicots de leurs étincelles d’azur et de flamme ont des têtes pleines de grâce et de malice naïve ». Ce commentaire de Théophile Gautier dans Le Moniteur Universel du 18 octobre 1855, offre une description assez évocatrice de la peinture dont nous n’avons aucun document photographique ou gravé. Cette toile a certainement contribué aux jugements des critiques insistant sur le charme et la simplicité des premiers essais rustiques de J. Breton. Ainsi Théophile Gautier et Delécluze voient de la grâce et de la naïveté à ces petites scènes de mœurs champêtres. La Rochenoire rapproche l’inspiration du peintre à celle des Leleux et trouve qu’il « y réussit parfaitement ». Jules Breton ne semble pas avoir accordé une importance considérable aux Petites paysannes consultant des épis qui, pourtant justifient, comme Les Glaneuses, les propos tenus par Vignon sur les difficultés de classer ce type d’œuvres dans la peinture de genre ou de paysage. Celui-ci est en effet très présent et peint dans toute la luminosité d’une lumière d’été.

Source
Lettres de Jules Breton à Élodie, 22 décembre 1854, allusion au graveur Leroy.
Lettre de Jules Breton à Boniface Breton, 22 , 29 octobre (achat de l’Empereur, 1.000 frs) et 3 novembre 1855 (« Petites paysannes parties pour St Cloud »)

 Provenance

Artiste à l’Empereur pour l’Impératrice, 22 novembre 1855 (1.000 Frs).
Le tableau aurait brûlé en novembre 1870, lors de l’incendie du château de St Cloud

Expositions

Exposition Universelle, Paris, 1855, n° 2630

Bibliographie

Delécluze, J.E., « Exposition Universelle des Beaux-Arts », Journal des Débats, feuilleton du 30 novembre 1855, p.271
Du Pays, A.J., « Exposition Universelle des Beaux-Arts, S.I. École française, Genre », L’Illustration, Journal Universel, Vol XXVI, 20 octobre 1855, p.270
Gautier, Th., « Exposition Universelle de 1855 », Le Moniteur Universel, 18 octobre 1855, p.1
La Rochenoire, J. de, Le salon de 1855 apprécié à sa juste valeur pour 1 franc, Paris, 1855, p.71
Delécluze, J.E., Les Beaux-arts dans les deux mondes en 1855, Paris, Charpentier, 1856, p.271

Hustin, A., « Jules Breton », L’Estafette, 1er novembre 1880, np

Chaumelin, M., Portraits d’artistes. E. Meissonier. J. Breton, Paris, C. Marpon et E. Flammarion, 1887, p.73 et cat. p.91, n°6
Belina, A.-M. de, Nos peintres dessinés par eux-mêmes, Paris, Chanut, 1888, p.405
Clarens, J.P., « Jules Breton, peintre et poète », Revue Littéraire et artistique, VIe année, n°58, janvier 1888, p.14

Monnecove, F., « Dans les ateliers. M. Jules Breton », La Revue Septentrionale, 1er décembre 1895, p.34

Cluit, F.E.,  « The Art of Jules Breton », Brush and Pencil, v. 18, Juillet-décembre 1906, p.106

N.s., « Jules-Adolphe-Aimée-Louis Breton », Masters in art, 1907, p.27, sous le titre little paesant girls telling their fortunes
Gabriel-Ferrier, M., Notice sur la vie et les travaux de M. Jules Breton, lue au cours de la séance du 12 décembre  1910 de l’Académie des Beaux-Arts, Paris 1910, p.7
Saunier, Ch., Anthologie d’Art Français – La Peinture au XIXème siècle, t.2, Paris, Larousse, 1911, p.151
Sturges, Hollister, Jules Breton and the French Rural Tradition, Omaha, Joslyn Art Museum in association with the Arts Publisher, Inc., 1982, p.65, n°1
Bourrut-Lacourture, A., Jules Breton (1827-1906), La Chanson des Blés, Paris, Editions d’Art Somogy, 2002, p.82
Granger, C., L’Empereur et les arts, la liste civile de Napoléon III, Paris, Ecole des Chartes, 2005, pp.484-485

Date : 1854

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