© ARCHIVES DE LA FAMILLE JULES BRETON
Chaumière du Limbourg belge ou Ferme dans la Campine
1860
[Signé en bas à droite : Jules Breton]Huile sur toile
32,3 × 40,8 cm (12¾ × 16 in.)
France, collection particulière
SujetPeint lors du voyage de Jules et Élodie Breton dans la région d’Hasselt au début d’octobre 1860. Le peintre écrit à son oncle, le 4 octobre 1860, que « les habitations sont pittoresques et que les paysages des environs sont fort beaux et rappellent la partie sauvage des environs de Fontainebleau ». Si, en effet, comme le dit Hollister Sturges en 1982, le peintre affectionne les sujets barbizonnais, il nous semble ici rencontrer davantage la lumière et le caractère hollandais, dans la tradition de Ruysdael. De retour dans le Limbourg en octobre 1882 avec sa femme et ses enfants, Breton se rend à nouveau à Genck et à Wintertach, où Élodie déclare dans son agenda : « … nous trouvons la chaumière de Peter De Coninck rebâtie. Il est mort, son fils se rappelle de nous. » Virginie précise dans le sien : « … la maison de Peter De Coninck que papa a peinte en 1860. Elle est rebâtie… ». Il pourrait donc s’agir de cette chaumière.
Le tableau est exposé au Salon de 1903, alors que Jules Breton sort à peine d’une grave dépression nerveuse. Il n’a sans doute pas voulu être absent de la section de peinture du Salon. Le dessin de Delphine Bernard, lui-même, n’était-il pas prévu pour devenir une peinture ?
Si les critiques sont courtes, dans l’ensemble, et émanent souvent d’une presse « périphérique », elles témoignent d’une attention très particulière aux deux paysages, et certaines expriment aussi cette influence.
Péladan y voit un caractère pénétrant ; Lefranc, en homme du Nord, est frappé par « ces deux cartes de visite envoyées par le peintre et qui sont de vrais chefs-d’œuvre… ». Quant à A. Vincent, après avoir noté Les bords de l’Allier et une Saulaie, vigoureux et graves d’Harpignies, ceux de M. Jules Breton, « … tout petits et délicieux… visiblement ne sont pas peints d’hier… ». Il ne pensait pas si bien dire quant à cette petite toile.
Source
Lettre de Jules Breton à son oncle, Boniface, 4 octobre 1860 ; agenda d’Élodie, 4 octobre 1882.
Provenance
Atelier de l’artiste. France, collection particulière.
1903, Paris, n° 260 ; 1976-1977, Arras ; 1982-1983, Omaha, Memphis, Williamstown, n° 58, p. 106, ill. p. 107 ; 2002, Arras, Quimper, Dublin, ill. p .50, n° 29, p. 240. Bibliographie · Monographies et ouvrages collectifs Bourrut Lacouture, 2002(1), ill. p .50, n° 29, p. 240.
A. B., p. 534 ; A. M., n. p. ; Castigo, n. p. ; Céli, n. p. ; Cochin, ill. p. 445, p. 448 et 543 ; Dac, n. p. ; Dauzats, p. 3 ; Dubar, p. 9 ; Ferry, p. 2 ; Geffroy, p. 2 ; Josz, L’Européen, 16 mai 1903, p. 16 ; Méry, n. p. ; Péladan, p. 42 ; Vincent, n. p. ; Le Réveil français, n. p. ; Le Grand Écho du Nord et du Pas-de-Calais, p. 3.